Friday, August 17, 2012

Les gènes de collaboration

Par Kristopher Hite.
Traduit par Yann Aubertin

Le trait que j'admire le plus chez une personne pensante est la capacité à se divertir avec une idée sans nécessairement tout croire de cette idee. Avec cela à l'esprit, je m'empressai d'écouter une conference donnee par E.O. Wilson sur « les épaules des géants » à la « Fête de la Science du Monde » à New York la semaine dernière.

J'ai récemment écrit à propos de E.O Wilson et sur sa reconsideration controversée de l'altruisme. Longue histoire courte, Wilson a créé une contreverse en abandonnant sa conviction de longue date et prone l'idee selon laquelle la coopération et le comportement altruiste chez les micro-organismes peuvent être simplement expliqué comme un égoïsme dissimule. Quand un organisme semble se comporter de maniere altruiste en se sacrifiant lui-même ou en se metant en danger, c'est en fait juste un gene individuel manoeuvrant pour la survie, qui ferait des copies identiques de lui-même vivant parmis un groupe de meme famille. Cette théorie est connue sous le nom de « Fitness Inclusive ».

Au lieu de continuer de develloper sa theorie du  « fitness inclusive » E.O. Wilson semble maintenant embrasser la notion controversée de «sélection de groupe." C'est l'idée que les gènes altruistes persistent en bénéficiant de l'action d'ensemble du groupe. Le trait altruiste persiste en aidant les groupes eux-mêmes  
a se multiplier; croître dans les réseaux de plus en plus grand avec plus en plus de biomasse. Dans cette théorie de la sélection du groupe tout cela se produit malgré le fait que le caractère altruiste est nuisible à l'individu. Les gènes altruistes s'unissent et coopèrent en concurrence avec des groupes de gènes qui agissent égoïstement.

Pour moi, il me semble que les deux modèles pourraient s'appliquer à des gènes différents.

Après la conference, j'ai eu l'occasion rare de questionner directement E.O Wilson au sujet de son récent changement de position et lui ai demandé :

    "Si le gène est l'unité fondamentale de la sélection, la chose physique qui fait le tamis de la sélection naturelle-, alors pourquoi avons-nous besoin d'un modèle de« sélection de groupe »? Et si un gène n'est pas l'unité de base de la sélection, alors qu'est-ce est? "

La question a frappé un point sensible. Wilson a répondu qu'il l'avait anticipe, il a rapidement reconnu que son récent « déménagement » loin de la théorie de l'inclusive fitness avait ulcéré de nombreuses personnes, y compris le célèbre biologiste évolutionniste Richard Dawkins qui a popularisé l'idée du « gene-égoïste » de l'évolution et a été par la suite un critique virulent de la « sélection de groupe ». Mais Wilson a campé sur ses positions, en disant:

    "Oui, le gène est l'unité fondamentale de la sélection, mais le phénotype est la cible. C'est aussi simple que cela."


Wilson me lança un sourire, et pendant un moment j'étais fasciner, pris dans la lueur de charme légendaire de Wilson. J'ai brisé  l'enchantement quand j'ai vraiment commencé à mâcher sur sa réponse. J'étais encore très confus au sujet de la façon dont le concept de «phénotype comme cible" était censé justifier la theorie de « groupe de sélection » . Comme je l'accompagne en bas de l'ascenseur, je me suis senti un sentiment de culpabilité et n'ai pas appuye plus fort. J'ai alors imaginé un petit Richard Dawkins assis sur mes épaules, avec un froncement de sourcils, me réprimandant, "Kristopher, tu ne te souviens magnifiquement comment j'ai expliqué tout cela dans mon livre « The Selfish Gene »? Comment pourriez-vous douter de moi ? Hamilton avait raison, le gène est l'Anneau Unique pour les gouverner tous, tout le reste est un mythe! "

Sur l'autre épaule ( «épaule de géant," pourrait-on dire car je fais presaue deux metres), je me représentais une EO Wilson en miniature, toujours charmant dans son blazer en tweed , me rassurer, "Kristopher, tout va bien se passer aussi longtemps que nous travaillons ensemble dans ce grand plaisir par des pairs de notre groupe."

J'étais et  suis encore déchiré. Comme nous sortions de l'ascenseur, je rencontré par hasard le prix Nobel 1989 de Medecine, Harold Varmus, ancien chef de la « National Institute of Health », et j'ai eu l'occasion de lui demande comment il interpetrait ce que  EO Wilson voulait dire quand il annonce que le «phénotype est la cible de la sélection." Le Dr Varmus a peu précisé. Le phénotype a t-il expliqué, est le trajet du véhicule « gène » à l'intérieur de la manifestation physique des gènes.  Pression sélective de l'environnement, comme l'évolution des niveaux d'oxygène dans l'atmosphère, ou le changement des climats locaux ne sont pas capables d'agir directement sur n'importe quel gène isolé.

Après avoir dirigé le Dr Varmus et sa femme à la station de métro de la rue la plus proche, j'ai continué à tourner sa réponse dans ma tête. Si la sélection naturelle se passe au niveau de la manifestation physique des gènes, le phénotype, et qu'il n'y a aucun organisme dans la nature comportant un seul gène, alors tous les gènes doitvent être collaboratif dans un sens.

Et c'est là que j'en suis dans mon processus de pensée. Si vous avez des corrections ou des critiques, je leur souhaitent la bienvenue. Ils ne feront qu'ajouter à ma compréhension.

Posté par Ghost Tom Paine. Traduit par Yann Aubertin.
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